Salade sauvage au mois de mars : primevère, plantain et violette !

Voici quelques idées de salade sauvage locale, en mars 2019. Aujourd'hui, pour la première fois depuis plusieurs mois, j'ai trouvé trop de plantes sauvages à cuisiner pour tout faire d'un coup ! Je vous avoue, jusqu'à présent je ne mange pas que des plantes sauvages dans ma salade ni dans d'autres plats, je les utilise pour colorer, parfumer.

Primevère sauvage

Facilement reconnaissable, la primevère sauvage est toujours d'une belle couleur, bien marquée, soit jaune, soit rose. Ses feuilles ne sont pas lisses mais avec des petites boursouflures qui lui donnent un aspect rugueux sous les doigts. Elle pousse en mars, puis pendant plusieurs mois. Ses fleurs et ses feuilles sont comestibles. Ses feuilles ont un goût de salade, même si à la fin de la bouchée, on sent une amertume assez forte je dois dire. Coupée en petits bouts, presque comme du persil, elle parfume la salade de carottes rapées que je me suis faite aujourd'hui et apporte de jolies couleurs.

Violette odorante

Elle se repère facilement aussi, par son beau violet. Cueillie jeune, sa fleur est plus pâle, avec un violet pastel. Mais le parfum ne trompe pas ! En bouche également, on reconnaît bien le goût de la violette. Pareil, dans la salade de carottes rapées, elle parfume en douceur et colore. Elle aurait des vertus contre les rhumes, la bronchite, l'asthme, la toux et le stress, rien que ça ! Pourquoi s'en passer ?

Plantain

Pas évident à repérer quand on débute en cueillette sauvage, le plantain existe sous plusieurs variétés. Mais une fois qu'on sait reconnaître cette plante, on la repère très facilement ensuite et croyez-moi, il y en a en abondance : de quoi faire des salades sauvages toute l'année. Le plantain a un goût et un parfum de champignon. Haché dans cette salade sauvage, c'est excellent ! Pour le moment, je ne suis tombée que sur des feuilles de plantain assez amères, mais hachées et mélangées aux autres plantes, c'est un régal.

Carottes de la ferme Bio du coin

Je mange essentiellement des produits locaux et donc de saison. En ce moment, et depuis l'automne, je mange des carottes? J'avoue, j'en ai marre et c'est justement l'intérêt des plantes sauvages en ce début de printemps : redonner un peu de variété à mes plats ! Pas évident quand on sait que je n'aime pas la purée, ni la soupe de carottes ! Par contre, les carottes rapées seules ou mélangées à d'autres légumes de saison (betteraves, endives, mâche ou même mâche sauvage...), cuites en rondelles dans une gamelle de légumes... avec des lardons :-)

Pourquoi manger de la salade sauvage ?

Cela fait des années que la qualité gustative des produits alimentaires se dégradent en supermarché, temps au niveau du goût que de la texture. Manger une salade sauvage, c'est avant tout savoir ce qu'on mange. Des fleurs sauvages comestibles, des plantes vertes... D'ailleurs, les plus tentantes des plantes sauvages sont souvent toxiques, comme chez les champignons. Ne faites donc jamais de salade à base de bouton d'or ou de perce-neige par exemple !

Manger une salade sauvage, c'est aussi se rapprocher de la nature, prendre conscience qu'elle nous donne tout ce dont on a besoin, si on a juste la curiosité de s'y intéresser, de chercher, d'observer. Beaucoup de plantes sauvages peuvent se manger ainsi, en salade ou cuites. Manger une salade sauvage, c'est aussi une façon de se nourrir correctement, en local et de saison, sans faire l'effort de cultiver :-)

Précautions lors de la cueillette sauvage

Hé oui, il faut savoir ce qu'on fait quand on mange des salades sauvages. Renseignez-vous toujours rigoureusement sur les plantes que vous vous apprêtez à manger. Le moindre doute doit vous faire abandonner l'idée de manger les plantes que vous avez sous les yeux ! Consultez plusieurs livres ou plusieurs sites web ou mieux, demandez à quelqu'un qui s'y connait vraiment pour vous apprendre à reconnaître les plantes utilisables en cuisine sauvage.

Soyez vigilant quant à la propreté de l'endroit où vous cueillez : évitez les endroits où des animaux ont pu faire leurs besoins dans les jours qui précèdent, ou les zones qui ont subi un traitement chimique... oui je sais, du coup il reste peu de place pour vos cueillettes...

Bon appétit !